L’occupation d’Oujda en
1907 : L’entrée à
Oujda eut pour prétexte l’assassinat du docteur Mauchamps à Marrakech
(19 mars 1907). Le gouvernement français décida en effet, en
représailles de ce meurtre et pour faire pression sur le Makhzen, de
faire occuper Oujda par les troupes françaises d’Algérie.
1942. Entrée
à Oujda des troupes américaines, sous le commandement du général Clark
(1896-1984), à la suite de leur débarquement au Maroc, en novembre 1942,
lors des opérations militaires de la Seconde Guerre mondiale.
1942-fin des années 1950.
De la période du régime de Vichy (juillet
1940-aout 1944) et du débarquement des troupes américaines en Afrique du
Nord (1942), jusqu’à la fin des années 1950, Oujda, ville frontière
cosmopolite, participa à l’ambiance de la Seconde guerre mondiale et de
la guerre froide. La ville devint dans une moindre mesure, à l’instar de
Tanger sous statut international (1923-1956), un nid d’espion ainsi
qu’un relais pour l’émigration clandestine des juifs marocains vers
Israël, via Oran et Marseille.
1948 (7 juin).
Pogrom ayant fait 37 mors à Jrada au lendemain de
la création d’Israël.
1953 (16 août).
Emeutes sanglantes à Oujda à la suite de
déposition du sultan Mohammed V.
1954-1955.
N’ayant pas été consultée lors de la suite
de la déposition du sultan Mohammed V, l’Espagne de Franco appuya
l’opposition marocaine. La zone nord du Maroc devint un refuge pour les
résistants et les cadres de l’armée de la libération. Un trafic d’armes
allemandes, suisses et tchèques abouti à Nador qui abritait des camps
d’entraînement pour le compte des marocains et également pour le FLN
(Front de libération nationale) lors de la guerre d’Algérie, avec le
soutien de l’Egypte de Nasser.
1954-1962.
Afflux de réfugiés algeriens lors de la
guerre d’Algerie, vers les villes de l’Oriental.
L'indépendance :
1956 (3 mars).
Indépendance du Maroc.